Musellement de la presse en Guinée: voici ce que Bah Oury exige pour résoudre le problème - Infosreelles.com

Depuis plusieurs mois, la presse privée guinéenne traverse une crise sans précédent. Entre fréquences brouillées, sites internet bloqués, chaînes de télévisions retirées du bouquet canal+ et journalistes suspendus par la HAC, la situation est indescriptible dans tous les sens.

L'arrivée de Monsieur Bah Oury à la tête du gouvernement de la transition avait suscité un immense espoir chez les hommes des médias qui s'attendaient à une résolution rapide de la crise qui frappe les médias privés Guinéens. l

À la suite de la première prise de contact entre le premier ministre et les responsables des médias privés, une perspective avait été trouvée pour tourner la page de cette crise. Il s'agit de la mise en place d'un organe dautorégulation au sein des médias privés. 

C'est ainsi, au cours d'une conférence qu'il a animée cette semaine à Conakry, Bah Oury a rappelé aux hommes des médias que la balle se trouve désormais dans leur camp. Manière pour lui de réitérer qu'aucune solution n'est possible sans la mise en place de cet organe dautorégulation pour encadrer l'exercice du journalisme en Guinée. 

"La balle est dans votre côté, on a fait ce qu’il fallait. On vous a reçus et on vous a dit d’aller approfondir le cadre que vous allez mettre en place en toute indépendance, c’est-à-dire, le cadre d’autorégulation que vous-mêmes vous avez décidé de mettre en place. Donc on vous attend. 

Ce n’est pas du côté du gouvernement, c’est de votre côté qu’il y a de la lenteur. Vous traînez les pieds. Et si vous continuez à traîner les pieds, il faudra s’en prendre qu’à vous-mêmes. Peut-être que certains se plaisent dans cette confusion qui permet de dire que le gouvernement guinéen est toujours en train de brimer les médias", à rappelé le locataire de la primature. 

Continuant dans le même sillage, Bah Oury réitère son engagement à trouver une issue définitive à cette crise qui frappe les médias privés, si toutefois, les responsables de ces médias parviennent à mettre en place un organe dautorégulation comme prévu. 

"Lorsque nous aurons cela, nous allons écrire à la Haute autorité de la communication pour que chacun dans le cadre des prérogatives qui lui sont reconnues, fasse le travail qui est le sien", a-t-il reiteré pour conclure sur le sujet.

La Rédaction 

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